lundi 26 février 2018

EVENEMENT - LA GRANDE GUERRE EN BD - MUSEE DE MEAUX

© Marko, Ollier, Bamboo éditions

Le musée de la Grande Guerre de Meaux (77) organise un événement « La Grande Guerre en BD » le dimanche 4 mars de 14h à 18h.

Au programme :
- des dédicaces avec des dessinateurs comme Marko, Kris, Mael, Olier, Patrice Ordas, Alain Mounier, Fabien Bedouel, Pat Perna, Regis Hautière, Milan Jovanovic, Ivan Stojkovic et Philippe Zytka... 
- des visites flashs (De la réalité à la fiction),
- un atelier (Moi, quand j’étais en 14-18…)

Entrée libre et gratuite !

Musée de la Grande Guerre
Rue Lazare Ponticelli,
77100 Meaux
Tél. : 01 60 32 14 18

jeudi 1 février 2018

BD : CINQ BRANCHES DE COTON NOIR


Alors que Lincoln est sur le front en Europe, Johanna Bolton, sa sœur, découvre un incroyable secret. Quand la petite histoire rencontre la grande, les étincelles narratives et graphiques sont au rendez-vous. Sans aucun doute l'une des meilleures BD de l'année. 


L'histoire : 

Mai 1944, une base alliée à quelques miles au nord de Douvres. Le soldat Lincoln Bolton tourne en rond dans son camp militaire, occupé à déplacer du matériel gonflable destiné à duper à l'ennemi allemand. Victime de discriminations raciales et embarqué dans des bagarres quotidiennes, il espère qu'un jour, les noirs seront des héros américains. Un jour, il reçoit une lettre de sa sœur, Johanna Bolton, qui lui demande de ses nouvelles, lui rappelant aussi la phrase fétiche de leurs parents : « Toutes les actions comptent ».


Juin 1944, Raleigh, Caroline du Nord. Johanna suit les cours d'histoire des États-Unis au St Augustin's College. De retour dans sa chambre d'étudiante, Maggie, sa colocataire lui donne une lettre de son frère qui lui fait part de son envie d'être héroïque. Il lui raconte que le signe de ralliement de tous les noirs de son bataillon est un double V : un V pour la victoire contre les nazis et un V pour la victoire contre l'Amérique ségrégationniste. Elle répond fissa, sans faire attention, à une lettre provenant d'un notaire, Geoffrey Woolf, lui annonçant le décès de sa tante Camilia Brown. Elle ne le sait pas encore, mais cette disparition va changer le cours de sa vie quand elle découvre le contenu d'un coffre datant de 1776...


Notre avis :


Cinq branches de coton noir est (déjà) assurément l'une des œuvres mémorables et incontournables de cette année 2018. Tant par le scénario d'Yves SENTE que par le dessin de Steve CUZOR, cet album est une réussite totale. 

Souvent cantonné à l'écriture de suites de séries emblématiques (Thorgal, Blake et Mortimer et XIII) le scénariste Yves SENTE parvient à nous bluffer. 

Cinq branches de coton noir devait au départ s'intituler « L'étoile nègre », mais le titre fut abandonné car sujet à mauvaise interprétation. Sente réhabilite ici les noirs américains qui figuraient en nombre parmi les soldats qui ont contribué à éradiquer la menace nazie (livrant au passage la triste anecdote de Jesse Owens/ Franklin D. Roosevelt). Influencé par des films comme Monuments Men, Stalingrad, Il faut sauver le soldat Ryan ou Inglourious Basterds, le récit est palpitant de bout en bout avec une quête à forte densité symbolique, pleine de suspense et d'émotion. 

Sur le plan graphique, CUZOR, qui était muet depuis 5 ans et son XIII Mystery, est au sommet de son art avec son encrage dense et profond, qui laisse planer le mystère. Ses visages inspirés (Sammy Lee Davis Junior, Denzel Washington, Lee Marvin) rendent hommage au 7ème art dans toute sa splendeur.

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Auteurs : Yves SENTE (scénario) & Steeve CUZOR (Dessin)
Éditeur : Dupuis
Collection : Aire libre
Thème : Guerre
Public : ado / adulte
Prix :     Euros
Parution : 19 janvier 2018


mardi 2 janvier 2018

UNE HEUREUSE ANNEE 2018




On vous souhaite une HEUREUSE ANNEE 2018 à venir qui sera encore chargée d'histoire, puisque nous commémoreront la dernière année des combats de la Grande Guerre avec son achèvement le 11 novembre 1918.

D'autres grandes commémorations auront lieu en mémoire d'autres grands faits historiques tout au long de cette nouvelle année.

Nous espèrons que vous continuerez à nous lire, et que nous pourront avancer le recensement des monuments aux morts et stèles de notre site internet qui y est dédié : auxmorts.patrimoine.free.fr.

lundi 27 novembre 2017

BD - L'OPERATION COPPERHEAD

Mélangez David Niven, Peter Ustinov, Winston Churchill, vous obtiendrez Opération Copperhead. Une drôle d'aventure authentique romancée et croquée avec dextérité par Jean Harambat.


L'histoire :

Octobre 1977. Tournage du film Mort sur Le Nil, qui sortira sur les écrans en 1978. Hercule Poirot (Peter Ustinov) partage un cocktail avec le colonel Race (David Niven). John Guillermin, le réalisateur, satisfait de la scène jouée par les deux acteurs, lance le fameux : « Coupez ! ». 
Les deux amis prennent une collation bien méritée sous le soleil de plomb égyptien et observent la caractérielle Bette Davis qui se plaint de son thé. Mais au fait, depuis quand sont-ils amis ? Depuis Copperhead…
Gare de Londres, 1943. Un dénommé Karlinski est poursuivi par la police britannique. Il parvient à leur échapper, laissant derrière lui un parapluie cachant un message codé de chiffres. 
Pendant ce temps, dans un cinéma, David Niven, revenu d’Hollywood, harangue des spectatrices dans le cadre d’une campagne de recrutement de volontaires pour l’armée féminine : le Women’s Royal Army Corps. 
Alors qu’il se repose dans sa loge, Dudley Clarke l’appelle pour lui communiquer une demande de Churchill. David Niven doit préparer un film de propagande pour l’armée. Pendant ce temps, Peter Ustinov s’entraîne pour l’armée britannique. 
De la bouche de son major, il apprend sa demande d’affectation au service cinématographique des armées. Les deux hommes ne savent pas encore qu’on va leur faire une proposition des plus bizarres, pour une opération baptisée « Copperhead »...

Notre avis :

L'intro indique : « Dans les pages qui suivent, tout n’est pas entièrement vrai, mais tout n’est pas entièrement faux ». 
En s’inspirant librement des biographies de David Niven, de Peter Ustinov et de Clinton James, Jean Harambat nous embarque dans une authentique aventure d’OVNI digne d’un film d’espionnage en mode burlesque, avec une pointe d’humour so british. 
Cette opération, qui marque le début d’une longue et durable amitié entre les deux acteurs, est longtemps restée comme un épisode méconnu de la seconde guerre mondiale. 
Si loin, mais aussi, si proche du cinéma hollywoodien, leur mission est simple mais ardue : coacher un sosie du Général Montgomery pour duper l’ennemi allemand, en faisant croire à l’imminence d’un débarquement via l’Afrique du Nord. 
Au-delà de la narration enlevée et pleine de fantaisie, l’auteur d’Ulysse : les chants du retour joue la carte de l’originalité dans la forme. 
Il entrecoupe son récit dessiné de lettres, de citations ou de documents originaux. 
Cet effet stylistique donne un rythme soutenu à l’histoire. Cette dynamique se retrouve dans le wording avec des jeux de mots élégants : « Je ne parlerai qu’en présence de ma vodka, Les Brahms m’en tombent… ». 
Son trait tout en finesse agrémenté de couleurs douces éclaire les textes en lui donnant une dimension non-sensique. 
Un bel album qui comptera dans la jeune carrière du jeune auteur natif du Sud-Ouest.

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Auteurs : Jean HARAMBAT (scénario & Dessin)
Éditeur : Dupuis
Collection : Aire libre
Thème : Guerre
Public : ado / adulte
Prix :     Euros
Parution : 29 septembre 2017

mercredi 20 septembre 2017

ACTUALITE - Des armes de la Seconde Guerre mondiale retrouvées dans une habitation vers Quarré-les-Tombes


En faisant des travaux chez eux, un couple a trouvé des armes et des munitions qui, pensent-ils, ont appartenu à un résistant de la Seconde Guerre mondiale.


Au mois de juillet 2017, un couple qui réside à quelques kilomètres de Quarré-les-Tombes fait faire des travaux dans leur habitation, qui impliquent de changer la charpente.

En effectuant ces travaux, des ouvriers tombent sur une cache, sous des ardoises, à l'intérieur de laquelle se trouvent plusieurs armes : trois pistolets mitrailleurs anglais Sten, trois pistolets, "une bonne quinzaine" de grenades, et "plus de mille" munitions, explique la femme du couple qui a entrepris ces travaux et qui souhaite conserver l'anonymat, de crainte que des personnes viennent importuner la maisonnée, du fait de cette découverte.
Deux des Sten sont gravés, un au nom de « Pepette » et un autre au nom « d'Alice ».

Pour l'habitante, il n'y a pas de doute : ces armes ont appartenu à un résistant de la Seconde Guerre mondiale, dont elle n'a pas souhaité dévoiler le nom. Cette conviction est partagée par une responsable du musée de la Résistance en Morvan. Le couple a décidé de faire don de cette trouvaille à ce musée situé à Saint-Brisson (Nièvre). "Ce qui nous importait", dit-elle, c'était "de faire honneur à la mémoire du résistant qui a vécu là".

"On sait que c'était chez un ancien résistant", assure Aurore Callewaert, responsable du musée de la Résistance en Morvan. Ce dernier devrait, espère-t-elle, exposer ces armes au printemps 2018, une fois l'arsenal démilitarisé.

L'opération de démilitarisation, qui a pour objectif de rendre l'arsenal inutilisable, est à la charge du musée, explique Aurore Callewaert. L'établissement a créé une cagnotte participative en ligne pour financer la démilitarisation et les coûts pour rendre possible l'exposition du matériel trouvé. Près de 1.000 euros avaient été récoltés mercredi après-midi. 


"Là quand même, on est plongé dans l'histoire", lance Aurore Callewaert, se remémorant la journée au cours de laquelle cette découverte a été faite.


Légende : Les premiers volontaires du maquis Vauban, 4 février 1944. De gauche à droite : Lucien Charlot “Popaul”, Armand Simonnot “Théo”, André Roguier “Max”, René Macé “François” (c) musée de la Résistance en Morvan

D'après la responsable du musée de la résistance en Morvan, le résistant qui habitait le logement où les armes et les munitions ont été retrouvées faisait partie du maquis Vauban. "C'était un maquis qui venait de Côte-d'Or" et qui s'est réfugié dans le Morvan entre décembre 1943 et février 1944. Initialement composé de douze personnes, le maquis Vauban finit par regrouper environ six-cent personnes, affirme la responsable du musée.

vendredi 25 août 2017

25 et 26/08/1944 - LA LIBERATION DE THIERS PAR LES FFI



La libération de la ville de Thiers


Les FFI locaux apprennent dans la nuit du 23 au 24 août que la garnison allemande se prépare au départ. En effet, les 400 hommes du 18e bataillon de grenadiers SS de la Panzer Division "Horst Wessel" sont encore dans la ville attendant un ordre de départ de Vichy.
Le 25 août au matin, des combats ont éclaté entre résistants et soldats allemands au Moutier. Le pilote d’un véhicule léger allemand passant à proximité des Français est abattu sur le champ.
Le 103e bataillon FTP met en place une colonne rapide à partir des trois compagnies aux ordres du capitaine Bonnet soit 32 hommes du maquis du Grand Cognet et 90 résistants des groupes sédentaires de la ville également FTPF auxquels se sont ajoutés quelques patriotes FFI-MUR au sein du CFL (Corps Franc de Libération). L’heure est à l’insurrection.
Un groupe de combattants tente de rejoindre le centre ville où se trouvent les forces ennemies.
Il passe par le quartier de la Vidalie afin d’éviter des tirs venant de l’école Saint-Joseph où sont installés une quarantaine de SS. Les camions allemands prêts à partir sont stationnés rue des Grammonts, rue Nationale et rue Pasteur. Lesrésistants s’ils veulent libérer la ville doivent neutraliser les centres névralgiques de l’occupant dont la mairie et l’école Saint-Joseph utilisée comme dépôt de munitions.
Assez rapidement, les officiers allemands demandent une trêve afin d’évacuer leurs nombreux blessés vers Vichy. Le président de la commission spéciale de Thiers, le lieutenant-colonel Brasset nommé en remplacement d’Antonin Chastel, sert d’intermédiaire entre les SS et les commandants Pigeon
(FTPF) et Victoire (FFI-MUR) ainsi qu’avec le Capitaine Bonnet. Les Allemands demandent quatre heures pour se retirer. Les résistants refusent, acceptant seulement de cesser les combats en ville, afin de protéger les civils. Un drame survient ensuite, 3 hommes, Claude Goutequillet, Charles Hainchelin et Antoine Calmard tombent sous les balles allemandes. Puis c’est au tour d’André Ossedat de trouver la mort alors qu’il sort d’un bâtiment occupé par l’armée allemande en brandissant un drapeau blanc et que le président de la commission spéciale venait de faire sonner la sirène du cessez-le-feu. Les soldats
allemands retranchés à l’école Saint-Joseph se sont rendus entre temps. Les combats pour la libération de la ville font une dernière victime le 26 août 1944 alors que l’évacuation commence : Pierre Bernardi, âgé de 18 ans.
Le 26 août au soir, Thiers est définitivement libérée.

vendredi 14 juillet 2017

14/07/2017 - IL Y A 100 ANS LES AMERICAINS DEBARQUAIENT EN FRANCE

Des soldats américains participent au défilé du 14 Juillet pour marquer le centenaire de l'entrée des États-Unis dans la Grande Guerre.


En effet, l'été 1917, un corps expéditionnaire américain débarque en France pour venir aider les Alliés (France, Angleterre, Belgique, Italie, Russie pour les principaux) a contrer les forces des Empires Centraux (Empire d'Allemagne, Empire Austro-Hongrois, Finlande, Turquie, pour les principaux).

«La Fayette, nous voilà!» Le 4 juillet 1917, lorsque le lieutenant-colonel Stanton lance sa célèbre apostrophe au cimetière de Picpus, devant la tombe du héros français de la guerre d'Indépendance, le corps expéditionnaire américain n'est encore composé que de quelques milliers d'hommes. Une goutte d'eau dans la mer des combattants des tranchées. Pourtant, le cours de la Première Guerre mondiale vient de changer.


Convaincre l'Amérique d'entrer dans le conflit n'a pas été facile. Depuis 1914, les diplomates et les généraux alliés ont multiplié les missions. Souvent en vain. Principaux créanciers de la France et de la Grande-Bretagne, les Etats-Unis encouragent la victoire de l'Entente, mais refusent de s'engager militairement, même si des volontaires américains se battent déjà sur le sol français. Engagés dans la Légion étrangère, comme le poète Alan Seeger, au sein de l'escadrille La Fayette, tel Norman Prince, ou dans des formations sanitaires de l'American Red Cross, ils sont souvent en première ligne, mais demeurent peu nombreux.
Tout change le 19 mars 1917. L'Allemagne, qui multiplie les provocations, décrète à nouveau la «guerre sous-marine à outrance» et coule le bâtiment américain Viligentia. Tuant tous les américains à son bord. C'est le navire de trop.
Le 6 avril 1917, le Congrès, exaspéré, vote la guerre par 373 voix contre 50. Mais le pays manque cruellement de soldats. Les Etats-Unis disposent en effet d'une armée de métier peu nombreuse et très mal équipée, dont les seules expériences de combat ont été acquises contre les Indiens, les rebelles philippins, les Espagnols de Cuba ou les Mexicains de Pancho Villa...
En France, l'annonce de l'entrée en guerre des Américains, même symbolique, n'en est pas moins un soulagement. La chute du tsarisme, le réveil des tensions sociales et la fin de l'Union sacrée, l'échec sanglant du chemin des Dames et les mutineries ont miné profondément le moral des troupes. L'armée française est saignée à blanc, les Anglais sont à genoux.
Très vite, les Américains s'organisent. Le vote de la conscription permet de porter les effectifs de 200.000 à 4 millions de soldats. L'arrivée en fanfare, le 13 juin 1917, des 177 Américains du général John Pershing, enflamme la population. Cow-boys, Indiens et Noirs fascinent les foules qui se passionnent pour les nouveaux venus. Puis le contingent ne cesse d'augmenter. En moins de dix-huit mois, plus de 2 millions d'hommes, des tonnes de matériels, de munitions, d'armes et de ravitaillement transitent par Saint-Nazaire.
D'avril à août 1918, les forces américaines rejoignent peu à peu le front puis sont engagées dans des actions décisives. Les «Sammies» combattent à Château-Thierry, à Saint-Mihiel, au bois de Belleau, dans la Meuse, en Argonne. Les lignes allemandes sont enfoncées et l'armistice du 11 novembre 1918 stoppe l'avancée du corps expéditionnaire en pleine progression. 
Mais les Américains ont payé le prix fort. En moins d'un an, 116 516 d'entre eux ont été tués et 204 000 blessés.